Trompette - trompette
Je sors tout juste d'une journée de travail, où mon collègue Trompette m'a parlé de quelque chose que je pourrais faire un jour, et dont nous devons parler cette semaine, par mail, parce qu'il vit loin (relativement). Je ne sais pas quoi faire. Parce que si je fais ce que je pourrais faire, ça ne serait pas du tout comme ici, où je donne l'adresse à qui je veux, et où personne d'autre que mes ami(e)s ne vient me lire (et c'est dommage, sinon je pourrais vendre des espaces publicitaires et avoir plein de pognon (comme si c'était mon genre) (pardon)), mais sous la bannière du petit garage où je passe quatre de mes journées dans la semaine, et surtout sous le regard de mon patron. Mécanicien parmi les meilleurs (on parle beaucoup de lui en ce moment, notamment sur le site www.passionautomobile.com), grand amoureux du tuning tout en sobriété, Mr Total m'a tout appris. Je lève le voile : il s'agirait bien sûr d'écrire au jour le jour, ou de façon hebdomadaire (ce qui se prêterait beaucoup mieux à mon rythme et, disons-le tout net, mon style de vie), une chronique du garage : les clients dont nous acceptons de prendre en charge les automobiles (Mr Total a des goûts très arrêtés, mais très sûrs), mais, également ceux que nous laissons à peine pénétrer dans le bureau de la réceptionniste (je lève un deuxième voile : il s'agit de ma cousine, dont je tairai le vrai prénom, mais que tout le monde appelle Sherry).
Ne serait-ce pas quelque peu malveillant, voire cruel, de rapporter leur déconvenue ? De décrire par le menu (puisque je ne sais pas faire autrement) leur véhicule aux mauvais sièges, dont l'habitacle sent l'odeur rance de leur chien, mal caché par ce qu'on appelait à l'époque où je roulais encore sur quatre roues, un "arbre magique" ?
Une petite précision si vous soulevez, fort justement, un hiatus entre ce que je disais de moi dans l'article "Généralités" et ma profession : j'aime la mécanique, pourtant je déteste les voitures et les automobilistes, et je refuse de conduire, à moins que le péril ne me force à quitter la ville, poursuivie par des hordes de cannibales.
D'ici là, je vais réfléchir, si la guerre n'éclate pas quand je prendrai ma douche (j'en reparle bientôt) à la proposition de Trompette.