When the rains begins to fall

Publié le par jenevousaimeplus.over-blog.org

La semaine de l'enfer a commencé il y a tout juste une semaine (j'ai le sens du timing). J'ai d'abord vécu hors les murs pour cause de réunion Tupperware internationale se déroulant en partie chez moi (Belle brute a des ami(e)s du monde entier). Vendredi soir, appel de Trompette vers 21 heures (timing parfait à quelques heures près) - il ne fait jamais ce genre de chose, j'ai eu très peur pour lui quand j'ai entendu sa voix - Trompette énervé, se plaignant de Pia Zadora. Moi j'étais chez l'Esthète angoissé, à regarder un documentaire sur les Spice girls, dont l'Esthète est grand fan (non, ce n'est pas vrai, mais je ne peux pas tout dire non plus). Mais parlons un peu de Pia. Pia est d'abord l'héroïne d'une très belle chanson de Mathieu Boogaerts que j'ai beaucoup écoutée en 2002, surtout l'été 2002 - que j'ai partagé avec le Musicien franco-britannique qui est passé de la guitare folk au noise il y a quelques années, et qui vient d'emménager avec la Grande artiste (prions (mais qui ?) ensemble pour qu'ils n'aient pas trop froid cet hiver, ces lofts new-yorkais sont d'un glacial !), et aussi, déjà, avec l'Esthète angoissé... mais j'y reviendrai peut-être (ça m'étonnerait).

Prénom : Pia. Nom : Zadora. Nom de code : Brushing souriant.

Elle m'avait d'abord enseigné, en gourou malgré elle, l'hypocrisie facile. Au début, quand j'ai commencé à travailler au garage, je pensais qu'on s'aimait bien. Que nous arrivions, toutes les deux, à transcender la lutte des classe, qu'un monde meilleur était possible (d'ailleurs, j'en parlais beaucoup). Et puis, je me suis aperçue qu'elle ne m'aimait pas tant que ça. Enfin, pas tout le temps. Je m'y suis faite. Parce que c'est facile, et aussi parce qu'en découvrant la vie de salariée, on est obligé d'apprendre de NOUVELLES REGLES SOCIALES (c'est comme se voiler quand on part en voyage en Arabie Saoudite).

Peu à peu ces nouvelles façon de communiquer sont devenues moins artificielles et nous avions trouvé, elle et moi, un nouveau langage que nous n'utilisions qu'entre nous (enfin, que moi, je n'utilisais qu'avec elle).

Mais j'ignore où ce billet va m'emporter. Je m'étais promis de n'être jamais malveillante ici, à part contre :

1) les esclavagistes

2) Les tortionnaires

3) Les défenseurs des lois du Marché

4) Les trous du cul (cette catégorie me dispensant de faire une liste longue comme mes jambes si j'étais grande comme je l'aimerais (1 mètre 80))

Pia Zadora n'est pas esclavagiste (ou alors sans faire vraiment exprès) (je dis ça parce qu'en fait j'ai oublié de vous dire : elle est riche) (et à mon avis les riches sont souvent riches parce qu'ils ont commis de mauvaises actions - directement ou indirectement) (sauf le mec (je l'ai croisé en vrai !) qui a inventé le jeu "Jungle speed") (et encore, il n'est pas très riche) ; elle n'est pas une tortionnaire non plus (en même temps, peu de femmes le sont) ; etc. (je ne voudrais pas vous lasser). Aussi je ne rentrerai finalement pas dans les détails de cette semaine de l'enfer. Ce soir ça va beaucoup mieux. Et j'aimerais juste qu'il pleuve, pour qu'enfin ce ciel en tapis de bain dégueulasse se nettoie un peu.

Merci Pia Zadora, grâce à toi j'ai une super chanson dans la tête depuis hier soir (quand j'ai enfin trouvé ton pseudo).

Spéciale dédicace à l'Esthète angoissé. Oui. Encore.

 

 


 
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