Les seins de glace (un mauvais film)

Publié le par jenevousaimeplus.over-blog.org

Comment devenir une femme accomplie quand on vit avec de grosses paires de couilles ? (pardon)

La solution est peut-être d'oublier qu'on est une femme, ça tombe bien j'aime beaucoup les exercices. Oublier qu'on est une femme, c'est aussi (pardon encore) oublier que la vaisselle est sale et qu'il faut sortir les poubelles. Aujourd'hui je me suis occupée de beaucoup de choses au garage. Mr Total m'a envoyé un message : "c'est très bien" ; il en a envoyé un autre à Trompette "c'est excellent", le machisme est-il donc une chose si bien partagée (puisque finalement Trompette a fait un travail que je qualifierais de "subalterne") (pardon) ?

On dit (et c'est vrai, j'ai pu le vérifier) que les classes dominantes - les riches - s'entendent entre eux pour mieux exploiter les pauvres, alors que ces derniers ne font que s'entre-déchirer. En serait-il de même pour les hommes ? Sommes-nous condamnées, mes soeurs, à ce qu'on nous manque de respect (pardon pour la syntaxe aussi, dure journée) ?

Après tous ces points d'interrogation et le focus que mes yeux ne peuvent pas s'empêcher de faire sur les lettres qui se succèdent sur mon écran, j'ai un peu l'impression d'être un faux auteur (Carrie Bradshaw, mais quand aurai-je le temps de penser à changer de chaussures ?) dans une série américaine.

Mais je me contredis bien vite : Moche-fils vient d'aller chercher des pizzas. Et je ferai ma gymnastique, ce soir comme tous les soirs jusqu'à ma mort, à moins que quelqu'un me dise que c'est sexy la cellulite. Au fait je voulais vous parler de Mireille Darc, qui est mon icône cette semaine. C'est mon point commun avec Trompette : nous aimons les blondes minces et félines, et surtout : fatales. Comment se fait-il alors, lui ai-je demandé hier, qu'il vive avec une brune, et moi, avec un homme ?

Et comme vous rêviez tous de savoir ce que vaut le film "Les seins de glace", avec Mireille Darc, Claude Brasseur et Alain Delon : je vous répondrai en quelques mots : Claude Brasseur ("La Boum", d'accord), Alain Delon et Mireille Darc ; on sent dans leur regard une nostalgie poignante, et Mireille D. n'est pas crédible en tueuse maniaque (en plus elle veut tuer Claude Brasseur, qui voudrait tuer Claude Brasseur, et pourquoi ? Même par ennui un soir de pleine lune je préférerais m'épiler).

Voilà, c'était mon quart d'heure Inrocks.

Merci à Jean Baudrillard.

 

 

 

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