Dirty fucking blankets
J'ai souvent pensé que les sentiments humains étaient toujours les mêmes - ce qui explique le succés de la litttérature - il n'existerait que des différences de degré. Un type très riche va avoir (sans doute) la même nausée mêlée de frustration et de réplétion en achetant une très grosse voiture ou un très gros bateau, que, au hasard, une smicarde parisienne quand elle s'achète sa dizième paire de bottines un peu trop chères.
Aussi j'espère que je ne vous choquerai pas si, à l'heure où la boue emporte tout sur son passage, j'écris ici que ce que j'ai vécu récemment, et que je ne détaillerai pas, est un traumatisme.
Mais j'espère par contre que vous serez choqué(e)s (ce procédé de féminisation des mots m'a longtemps énervée mais je n'arrive plus à faire autrement, maintenant que j'écris moi-même en public(que)) de voir à quel point certains citadins, nos contemporains, branchés et follement originaux, se fourvoient à coups de stères de bois, qui à présent coûtent une fortune, à tel point que mon amie la Grande Artiste a eu du mal à se chauffer cet hiver.